Métro Montreal: Imbroglio autour d’un édifice insalubre dans Côte-des-Neiges

Les locataires de 47 chambres doivent déménager d’ici fin décembre pour que la Ville et des organismes communautaires puissent rénover leurs logements insalubres. Toutefois, l’organisme ACORN déplore que la Ville de Montréal ne leur offre aucun logement pour se reloger. Et ce, en pleine pandémie.

La confusion règne au 2965 rue Goyer dans le quartier Côte-des-Neiges. Les locataires de cet édifice insalubre sont sommés de quitter les lieux pour que la Ville et l’organisme Hapopex, propriétaire depuis fin août du bâtiment, puisse rénover leurs logements dans le cadre du programme AccèsLogis.

Hapopex (Les Habitations populaires de Parc Extension) est un organisme voué à l’acquisition, à la transformation et à la gestion des bâtiments résidentiels à vocation communautaire.

L’idée est de rénover 80% du bâtiment, et de tout décontaminer jusque sous les dalles. Le directeur d’Hapopex, Christian Lefebvre, estime la durée des travaux à un an minimum. Voire 15 mois, selon les aléas du chantier.

À date, seuls une quinzaine de locataires ont quitté les lieux.

Pour Theodros Wolde, président de ACORN LaSalle, organisme de lutte et de défense des droits des locataires et des personnes à faible et moyen revenu, Montréal agit exactement de la même façon que les compagnies privées qui expulsent leurs locataires de leurs logements pour faire des «rénovictions».

«Nous sommes en pleine pandémie, il n’y a pas de place pour louer et ça coûte cher! On leur demande de partir alors que Montréal est en code rouge et qu’on nous dit de ne pas bouger de chez nous!» -Theodros Wolde

Pour M. Wolde d’ACORN, c’est à l’organisme qui met les gens dehors que revient la responsabilité de trouver de nouveaux logements aux locataires de Montréal.

«C’est dans leur intérêt!»

«C’est aux locataires de trouver un autre logement, indique à Métro Mazen Houdeib, le directeur général de Romel, organisme d’aide aux personnes les plus vulnérables, responsable ici de la gestion et de la coordination du projet.

Pour autant, Hapopex leur offre plusieurs solutions. Par exemple, des références à d’autres immeubles, notamment dans le cadre d’un partenariat avec l’Office municipal d’Habitation. Ou encore en mettant certains de leurs logements à disposition.

«Ça fait partie de notre mission d’être là pour ces populations-là, explique M. Lefebvre d’Hapopex. Mais on n’a pas 36 logements vacants. Et on ne peut pas faire des omelettes sans casser des oeufs! On comprend qu’il y ait un coût de transition, mais on n’a pas de solution magique.»

Lefebvre assure que si tout le monde n’avait pas trouvé de logement par lui-même, il ne laisserait personne à la rue.

«Mais la pandémie a le dos large, ajoute-t-il. On connaît les mesures sanitaires et les protocoles depuis avril maintenant. C’est une inquiétude mais pas un empêchement. Ça peut être une excuse pour certains.»

Quelque 400 dollars pour partir

À 57 ans, Marco Mendoza fait partie des locataires. Ce dernier craint que les personnes âgées vivant ici depuis plusieurs années ne puissent trouver un loyer abordable et se retrouvent à la rue.

Au chômage, l’homme raconte à Métro qu’on lui a offert un montant de 400 dollars pour quitter son logement. Un logement qu’il pourra retrouver à la fin des travaux, tel que prévu par la loi.

Il assure, pour le moment, n’avoir rien touché. Cela lui a coûté 450 $ pour déménager, dit-il.

«Ce n’est pas normal que Montréal leur pitche de l’argent et qu’on leur dise de se trouver des logements en pleine pandémie», déclare Thedoros Wolde d’ACORN. Pour lui, «ce n’est pas la meilleure façon de faire.»

Mazen Houdeib de l’organisme Romel confirme que le locataire qui déménage reçoit un montant servant à couvrir ses frais de déménagement. «C’est la Ville qui le calcule», dit-il à Métro.

Pour recevoir ce montant, il faut toutefois présenter le nouveau bail signé, comme l’indique M. Lefebvre d’Hapopex. Il assure que tous les locataires ayant présenté leur bail d’ici le 1er décembre recevront la compensation d’ici fin 2020.

Des rénovations compromises?

Pour M. Houdeib de Romel, les locataires ont «tout intérêt à nous aider» puisqu’il s’agit de la rénovation de leur logement délabré.

«S’ils ne partent pas, on ne pourra pas faire les rénovations. Il y a un moment critique où l’on peut perdre des contrats. Lors d’un appel d’offres public, un entrepreneur vient avec un prix garanti pendant 3 ou 4 mois peut-être.» -Mazen Houdeib

«Ça pourrait nous coûter une fortune», lâche même Christian Lefebvre d’Hapopex.

Et s’ils ont tous les deux conscience de l’insécurité que peuvent ressentir certains locataires, ils affirment que ce serait faux de dire qu’ils n’étaient pas au courant. Lettres, porte-à-porte, ainsi que deux rencontres se sont espacées entre juillet et octobre.

«Mais que certains, plus vulnérables, n’aient pas compris, oui, c’est possible, conçoit M. Houdeib. On ne peut pas les blâmer mais nous on essaie simplement de les aider! Tout ça c’est dans leur intérêt!»

Notons que les locataires pourront retrouver leur logement une fois rénové. Ils paient ensuite le loyer à hauteur de 25% de leur revenu. S’ils touchent l’aide sociale, ce montant est de 180 $, estime le directeur d’Hapopex.

Contactée par Métro, la Ville a indiqué que les locataires encore sur place pourraient recevoir leur compensation avant leur départ. «Il n’y a pas encore eu de compensation financière, mais le tout est prévu au budget du projet», a-t-elle indiqué.

Ce projet de rénovation est jumelé avec la rénovation d’un autre immeuble de CDN, chemin Bates, qui compte 31 logements. Certains de ses logements seront destinés à une clientèle ayant connu des enjeux de santé mentale.

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Article par Céline Gobert pour Journal Metro

Lancement de la campagne MONTRÉAL SAIN ET ABORDABLE

Nous avons lancé le Mercredi 30 Septembre 2020 notre campagne Montréal Sain et Abordable, contre les problèmes d’infestation et de rénovictions sur toute l’île de Montréal. Belle action de nos leaders de ACORN ! Une lettre a été remise à l’office de l’habitation, adressée à la directrice Marianne Cloutier. La prochaine étape: rencontrer la ville, car rien ne peut arrêter ACORN ! Pour ceux qui ne  connaissent pas encore nos demandes, les voici : 

  • Réviser le règlement du Code du logement (RÈGLEMENT 94-075) pour s’assurer que toutes les questions d’entretien, de lutte contre les parasites et de structure soient couvertes par le règlement.
  • Adopter un système de licence pour les propriétaires qui permettrait d’inspecter les bâtiments de manière proactive et d’appliquer ensuite le règlement du code du logement.
  • Adopter un règlement sur la rénovation qui utilise les pouvoirs municipaux pour dissuader les propriétaires d’expulser massivement les locataires.

ACORN Montréal arrête l’expulsion des locataires

En pleine pandémie de la COVID-19 Daniel Desjardins et Paul Saulters en sous location dans un appartement ont toujours payé leur loyer dans les temps à leur colocataire sur le bail et non directement au propriétaire CAPREIT. Il s’avère que leur colocataire ne payait pas le loyer et s’est enfui avec l’argent.

CAPREIT s’est donc retourné contre Daniel et Paul en leur demandant de payer un loyer une deuxième fois, pour les crimes d’un autre, en entamant une procédure d’expulsion, sans accepter de regarder les preuves qu’ils avaient à leur disposition. Les leaders de la communauté ACORN Montréal sont intervenus, et suite à une réunion organisée avec CAPREIT ont obtenu une annulation du loyer demandé à Daniel et Paul ainsi que d’activer les démarches pour les mettre sur le bail.

PREMIÈRES ÉLECTIONS D’ACORN LASALLE

La première communauté ACORN LaSalle, a été créée après une élection historique entièrement organisée et faite par téléphone et vidéoconférence durant la COVID-19.

Les membres de la communauté LaSalle se sont connectés en nombre, hommes, femmes, toutes générations pour élire le président, la co-présidente et le secrétaire de LaSalle. S’en est suivi une discussion animée autour du permis des propriétaires que nous demandons à la ville d’adopter. Le permis régulera les exigences de salubrité et de maintenance auxquelles les propriétaires de Montréal devront se conformer.

Restez informés de la prochaine action que nous mènerons autour de l’insalubrité à LaSalle et Montréal.

Rencontre d’ACORN avec la ville pour les problèmes d’insalubrité à LaSalle

ACORN a rencontré le chef de division de l’urbanisme, des permis et inspection pour discuter des problèmes d’insalubrité à LaSalle, du manque de logements sociaux à Montréal et proposer des solutions ! Restez informés…

Victoire de ACORN pour les locataires

Les locataires de la rue Jean Brillon gagnent ! ACORN obtient une discussion avec le propriétaire Wiseview Realties pour s’occuper des problèmes de propreté et d’infestation des bâtiments (souris, coquerelles, punaises de lits) durant depuis des années. Les leaders de ACORN ont établi avec les locataires une liste de demande à travers laquelle ils sont passés avec le propriétaire. Wisewiew Realties à accepté de commencer à travailler sur la propreté des immeubles. Nous l’avons fait ! Rejoignez-nous. Changeons les choses pour tous les locataires !

Rencontre de ACORN avec la société d’habitation du Québec

ACORN a discuté avec la direction générale des programmes d’habitation. Les leaders d’ACORN Québec ont fait un travail spectaculaire ! Notre demande d’aide au loyer durant la COVID-19 a été reçue par le ministère des affaires municipales et de l’habitation de Madame Andrée Laforest. Un pas de plus dans notre combat !

Regardez le Syndicat des Locataires de ACORN Montréal au télé journal

Les membres de Montréal ACORN ont été présentés dans le rapport de la CBC sur les mauvaises conditions de logement. La ville de Montréal doit d’agir contre les mauvais propriétaires!

ACORN engage une action contre Jean Brillon

ACORN Québec était là ! Devant les medias pour défendre les locataires de la rue Jean Brillon contre leurs problèmes d’infestation. Coquerelles, souris, punaises de lit. Il est temps que cela cesse ! L’action d’aujourd’hui contre la compagnie Wiseview Realties a fait du bruit.

La Voix de st-françois: Le gouvernement enfonce les familles à faible revenu par un programme d’aide À l’internet censé les aider

Notre campagne internet abordable pour les familles à faibles revenu est apparue dans le journal : La voix de Saint-Vincent. Il est temps que le gouvernement agisse ! Ne manquez pas notre action cette après-midi.

Le programme fédéral familles branchées est censé proposer depuis 2018 l’internet à dix dollars aux familles à faible revenu avec la participation de grandes compagnies internet tel que Bell et Vidéotron au Québec comme on peut le voir sur le site du gouvernement. Force est de constater que les familles en difficulté admissibles au programme se retrouvent à dépenser jusqu’à quatre ou cinq fois le prix qu’elles sont censées payer.

Les membres de ACORN, organisme de défense des personnes à faible et moyen revenu déplore les lacunes du programme, « ne sont accessibles au programme que les familles touchant l’allocation canadienne pour enfants, et uniquement un cinquième de ses familles se voient offrir le programme. Le gouvernement doit comprendre que les personnes à faible revenu dans le besoin ne sont pas uniquement les familles avec enfants » affirme Brice-Éric Biampandou un leader de la communauté d’ACORN Montréal. Sans compter les pratiques questionnables de fournisseurs internet à travers lesquels les familles se retrouvent à payer des factures allant de cinquante à cent dollars dans un programme censé les aider.

Cette situation, Lina Debege en a fait les frais, elle explique « Lorsqu’on a eu la lettre d’invitation du gouvernement à l’internet à dix dollars on a trouvé ça intéressant. Quand le technicien de Bell est arrivé sur place, il nous a proposé d’augmenter à 71 dollars le forfait car les dix dollars ne couvriraient pas nos appareils ». Elle a ensuite obtenu une entente avec Bell pour 40 dollars, ils ont précisé que ça ne dépasserait pas les 40 dollars, mais les factures suivant la première ont subitement augmenté d’une 50aine à une centaine de dollars sans que la consommation du foyer ne change. En les appelant pour exprimer son désaccord, les employés de Bell ont marchandé et ont diminué le prix sans donner à Lina de raisons valables.

Brice-Éric, a rencontré à Montréal Nord plusieurs personnes inscrites au programme internet à 10 dollars se retrouvant avec des factures de 100 aine de dollars avec Vidéotron.

«Quand le gouvernement met en place un programme pour des gens vulnérable et fait la publicité d’un internet à 10 dollars, ce doit être dix dollars, ce programme ne doit pas servir de vitrine pour permettre à des compagnies de profiter de la situation et faire du profit.».

ACORN a rencontré en mai le député Ali Ehsassi, assistant parlementaire du ministre de l’innovation. Le député n’a pas apporté de vraie réponse, semblant penser que la seule façon d’avancer était d’attendre que les grosses entreprises de télécommunication fassent quelque chose par bonté de cœur.

ACORN a commencé la campagne d’internet à 10 dollars depuis 2013 avant l’introduction du programme gouvernemental en 2018. Rogers pratique depuis un internet illimité à dix dollars pour les familles à faible revenu admissibles au programme. Pourquoi pas les autres compagnies? Le gouvernement doit agir pour que tous les fournisseurs s’alignent comme Rogers, et ne fassent pas payer plus aux familles vulnérables.

La Voix de St-François & Duvernay Est