Les Québécois à faible revenu exigent un internet abordable, rapide et fiable dans le cadre de la COVID-19

ACORN Canada, le Centre pour la défense de l’intérêt public et la Fédération nationale des retraités (NPF) ont demandé au gouvernement fédéral, au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et aux fournisseurs d’accès Internet (FAI) et de services sans fil (FSSF) du Canada d’en faire plus pour les Canadiens. 

Les membres d’ACORN Québec et les habitants de la province contacteront aujourd’hui, lors d’une série d’appels téléphoniques, le bureau de Justin Trudeau et de Fournisseurs internet pour un accès illimité à l’internet et des forfaits internet sans fil pour les personnes à faible revenu, afin d’aider tous les Québécois isolés chez eux à rester connectés.

Si la plupart des FAI et certains FSSF ont proposé des mesures limitées dans le temps et spécifiques à certains services pour aider les consommateurs à se connecter à l’internet et aux réseaux sans fil, ces mesures ne sont pas cohérentes d’une entreprise à l’autre et le risque est grand que les Canadiens ne puissent pas s’offrir ses services désormais essentiels.

En plus des données illimitées (pas de «plafond de données ») sans frais supplémentaires, de l’interdiction de toute « surcharge » pour l’utilisation des données, des augmentations de prix et de la déconnexion pour non-paiement, arriérés ou toute autre raison sans le consentement explicite, individuel et préalable du CRTC, nous exigeons des services d’accès à Internet gratuits pour TOUS les Canadiens à faible revenu et les personnes âgées à revenu fixe. Ces services devraient être disponibles pendant la « période de pandémie et de reprise » et pendant les six mois qui suivent.

Ange Roland Agnissan, un membre d’ACORN Québec vivant à Gatineau a souligné l’extrême vulnérabilité des Canadiens à faible revenu : « Plus que jamais l’accès à l’internet est vital pendant cette crise sanitaire. Pour recevoir des informations importante pour la santé, chercher du travail. L’aide étudiante du gouvernement permet à peine à certains jeunes de s’en sortir avec leur dépenses et leurs dettes, sans compter les Québecois n’ayant pas accès aux aides gouvernementales. Nous avons besoins d’un accès internet pour tous, gratuit pour les plus démunis durant la COVID-19. »

Alexandria Farrell Coulas, une Montréalaise dit à ACORN :

« Nous ne demandons pas aux fournisseurs d’accès à Internet ou au gouvernement d’absorber les coûts de l’Internet… Mais de soulager temporairement le stress financier des étudiants et des autres groupes qui dépendent de ce moyen de connectivité… Comme les fournisseurs d’accès à Internet ne l’ont pas fait, ce n’est pas trop demander au gouvernement d’insister pour qu’ils le fassent, et de mettre en place une réduction.  Nous avons des compagnies d’assurance automobile, des banques, des détenteurs de prêts étudiants, etc. qui se mobilisent pour faire quelque chose.  Comment les fournisseurs d’accès à Internet peuvent-ils, d’un point de vue éthique, continuer à facturer des frais complets et prétendre que rien ne s’est passé et que les revenus n’ont pas été affectés ? »

Ange Roland Agnissan – ACORN Québec

Liste détaillée des demandes 

Demandes d’accès à l’internet et aux services sans fil des consommateurs en raison de la pandémie de la COVID-19

Internet 

Pour tous les clients :

1. Données illimitées (pas de « plafond des données ») sans frais supplémentaires ;

2. Interdiction de toute « surcharge » pour l’utilisation des données ;

3. Interdiction d’augmenter les prix ;

4. Interdiction de déconnexion pour non-paiement, arriérés ou toute autre raison sans 

le consentement explicite, individuel et préalable du CRTC ;

Pour tous les « Canadiens à faible revenu» et les « personnes âgées à revenu fixe » :

5. Offrir à tous les « Canadiens à faible revenu » et « personnes âgées à revenu fixe » des « services d’accès à Internet au détail »gratuits conformément aux exigences techniques du programme fédéral « Connexion des familles », mais sans tenir compte des conditions d’admissibilité des ménages, sur demande d’un particulier au programme, et pendant la « période de pandémie et de rétablissement » et pendant les 6 mois qui suivent.

En ce qui concerne les téléphones cellulaires “services mobiles sans fil”, nous demandons :

Pour tous les clients :

1. Le doublement de tous les « plafonds de données » sans frais supplémentaires ;

2. L’interdiction de toute « surcharge » pour l’utilisation de données ;

3. Interdiction de toute augmentation de prix ;

4. Interdiction de déconnexion pour non-paiement, arriérés ou toute autre raison sans l

le consentement explicite, individuel et préalable du CRTC ;

Pour les clients “à faible revenu” et les “personnes âgées à revenu fixe” :

5. Tous les FSSF sont tenus d’offrir à tous les clients « à faible revenu » et aux « personnes âgées à revenu fixe » le plan de « services mobiles sans fil » suivant :

a. Plan à 30 $/mois à titre d’aide postale ;

b. Inclus : Numéro de téléphone et appels vocaux (illimités dans tout le Canada) ; SMS (illimités dans tout le Canada) ; données Internet (10 Go/mois) à la vitesse LTE (4G).

c. Pas de frais de « surcharge de données » ; les données peuvent être limitées à des vitesses permettant des fonctions minimales telles que la navigation, le courrier électronique et la messagerie instantanée après la limite de 10 Go de données.

d. Terme : 1 an. Ne peut être combiné avec d’autres offres (pas de groupage).

e. Dispositif : Le client doit apporter son propre appareil d’accès (BYOD) et aucune vérification de crédit, ou, si un client se voit vendre un nouvel appareil par un FSSF, le coût mensuel de l’appareil est ajouté au forfait de 30 $ et une vérification de crédit est autorisée, conformément au « Code des services sans fil » du CRTC.

f. Aucune modification du plan ou ajout de suppléments ou d’augmentations de prix (y compris aucun frais pour les appels au service clientèle ou les frais pour les factures papier) pendant la durée du plan – qui est d’un an.

Le rapport d’ACORN a été publié aujourd’hui, sur l’état des locataires pendant COVID-19 avant le 1er mai

Pour accéder au rapport complet, 

Anglais : https://acorncanada.org/resource/state-renters-during-covid-19-survey-report

Français : https://acorncanada.org/resource/état-des-locataires-pendant-covid-19-rapport-denquête

Montréal QC, aujourd’hui, ACORN Canada a publié les résultats de son enquête sur «l’état des locataires durant COVID-19» le jour de rassemblements par vidéoconférence zoom et d’ actions téléphoniques qu’elle tiendra dans 5 régions métropolitaines du pays.

Plus de 1 100 locataires à travers le Canada ont participé au sondage de ACORN, et les résultats peignent un sombre tableau de la difficulté des locataires à payer leur loyer le 1er mai.

  • 70% des répondants ont été touchés financièrement, mais seulement 42% des personnes sont admissibles à la PCU ou à l’AE.
  • Près de 35% n’ont pas assez d’argent pour payer le loyer le 1er mai.
  • 15% des personnes interrogées ont été menacées d’expulsion si le loyer n’était pas payé.

Pour accéder au rapport complet, 

Anglais : https://acorncanada.org/resource/state-renters-during-covid-19-survey-report

Français : https://acorncanada.org/resource/état-des-locataires-pendant-covid-19-rapport-denquête

Aujourd’hui, la présidente d’ACORN, Marva Burnett, dirigera des rassemblements nationaux de zoom organisés par ACORN Canada. Lors des rassemblements, les membres et alliés d’ACORN seront mis au courant des résultats du rapport et effectueront des actions téléphoniques vers des cibles fédérales et provinciales.

Comme l’explique Ange Roland Agnissan, un membre d’ACORN Québec « Le but du rapport est d’attirer l’attention de Monsieur Trudeau sur l’importance de la situation, de nombreuses personnes ne bénéficiant pas des aides actuelles sont affectées par COVID. Le gouvernement doit intervenir par une aide aux loyers pour protéger les plus vulnérables. » 

La campagne d’ACORN d’AIDE AUX LOYERS demande :

Aide aux loyers – Le gouvernement fédéral et / ou les provinces devraient offrir des subventions de loyer adéquates aux locataires dès que possible. Aucun locataire ne devrait payer plus de 30% de ses revenus en loyer.

Gel des loyers – Le gouvernement fédéral et / ou les provinces devraient imposer un gel des loyers à tous les niveaux. Il ne devrait pas y avoir d’augmentation de loyer (automatique ou autre) pendant la crise du coronavirus.

Contrôle des loyers – Le gouvernement fédéral et / ou les provinces devraient rendre obligatoire le contrôle complet des loyers, y compris le contrôle des loyers vacants ! Immédiatement et continuer après COVID-19

Interdire les avis d’expulsion et mettre en place un système de prévention des expulsions : Il faut non seulement un moratoire sur les expulsions, mais aussi sur les avis de résiliation de bail en raison du non-paiement du loyer pendant la pandémie. Nous avons également besoin d’une action préventive pour éviter que les locataires ne soient expulsés dès la fin de la pandémie. 

Les Québécois demandent au gouvernement d’agir et de ne pas les envoyer dans la rue après COVID-19

ACORN lance une campagne d’appels téléphoniques à l’endroit de François Legault pour adopter une réforme immédiate empêchant l’expulsion massive des locataires du Québec à la fin de la pandémie du COVID-19.

Quoi : Action téléphonique contre l’expulsion des locataires après COVID-19.

Quand : Mardi 21 avril, 2020 18h30


Le gouvernement provincial doit faire plus que repousser les évictions après la pandémie. 30 % des locataires du Québec n’ont pas pu payer leur loyer en avril, le double de la moyenne nationale.

« 30 % est un grand nombre. On ne peut pas s’attendre à ce que quelqu’un qui ne peut pas travailler à cause de COVID-19, puisse payer son loyer à temps, à l’heure où toute notre économie est en détresse. Le gouvernement doit intervenir par une aide au loyer et empêcher l’expulsion dramatique et injuste de personnes après la crise, pour un problème de santé mondial indépendant des locataires. » dit Muhammed Abdullah.

Les Québécois sont parmis les plus touchés par la crise du COVID-19. Bien qu’ils aient pu bénéficier de la PCU depuis le début du mois d’avril et de l’arrêt des dossiers d’expulsion par la Régie du logement, beaucoup reste à faire. Des centaines de milliers de canadiens ne répondaient pas aux critères et ne bénéficiaient pas de cette aide au début avril, sans compter les zones grises concernant les mesures de la Régie du logement au Québec. Rien ne permet de savoir à l’heure actuel si dès la fin de la crise du COVID-19, les propriétaires pourront de nouveau expulser les locataires au Canada parce qu’ils n’avaient pas pu payer leur loyer pendant la crise. Les locataires de Montréal se mobilisent pour une action programmée avec ACORN mardi 21 avril, lors de laquelle les habitants de la communauté vont pouvoir appeler depuis chez eux le bureau de François Legault, des ministres Andrée Laforest et Danielle McCann pour une mesure contre les expulsions après la crise.

Le Syndicat des Locataires de ACORN passe à l’action rue Jean-Brillon à LaSalle

Rapport de la situation : coquerelles, souris, punaises de lits au 8550 rue Jean Brillon à Lasalle à la suite de notre atelier sur les droits des locataires ! Nous y avons rencontré Iysag et Annie qui ont hâte de rencontrer leur propriétaire afin d’en découdre sur les conditions de logement inacceptables qu’elles subissent depuis de nombreuses années.

Radio-Canada: Le cri du cœur des locataires de logements insalubres

Les logements insalubres empoisonnent la vie des locataires qui sont forcés d’y vivre. Devant l’inaction des propriétaires, la Ville de Montréal a décidé d’augmenter la cadence des inspections. Le reportage de Michel Marsolais:

Cliquez ici pour regarder la vidéo!

Radio-Canada: Internet, un service essentiel trop cher pour bien des familles

Le coût d’accès à Internet au Canada est devenu tellement élevé que certaines familles ne peuvent plus suivre, selon l’organisation nationale ACORN.

ACORN Canada, qui défend les droits des familles qui ont des revenus peu élevés ou moyens, a publié un rapport mardi faisant état de l’accès à Internet au pays, et appelant le gouvernement fédéral à agir.

Le rapport, intitulé Les barrières à l’équité numérique au Canada, souligne que l’accès à Internet est devenu un droit fondamental de tout un chacun par sa présence dans tous les aspects de la vie quotidienne, que ce soit pour garder contact avec des proches, postuler à des emplois ou encore faire des travaux scolaires.

Les pauvres pénalisés

Le problème de connexions Internet de plus en plus chères touche surtout les familles qui ont peu de moyens, explique le rapport. Elles doivent parfois choisir entre acheter de la nourriture ou garder leur service Internet. C’est par exemple le cas de plus de 15 % des 472 participants à l’enquête d’ACORN.

C’est également l’avis du gouvernement. << Malgré l’importance des services Internet haute vitesse, près de la moitié des foyers canadiens ayant un revenu annuel de 30 000 $ ou moins n’y ont pas accès >>, peut-on ainsi lire sur le site du gouvernement.

Norma-Jean Quibell et sa famille, qui vivent à Ottawa, ont eu du mal à joindre les deux bouts par le passé. Sa partenaire travaille en tant que gardienne de stationnement à temps partiel, et elles ont deux filles de 4 et 10 ans.

Il y a eu des moments où la famille ne pouvait pas se payer d’accès à Internet. << C’était difficile de nous sentir membres d’une communauté quand on n’avait pas Internet >>, dit Norma-Jean Quibell.

Il était aussi plus compliqué de faire les devoirs avec leur fille aînée, puisqu’il leur fallait prendre le bus jusqu’à la bibliothèque.

Norma-Jean Quibell explique qu’un autre aspect crucial d’Internet a été de trouver une communauté de parents et d’enfants pour les aider avec leur plus jeune fille, qui est malentendante.

<< C’était vraiment extraordinaire d’être capable de dire ”on a une communauté” […] pour nous aider avec notre fille >>, constate-t-elle. << Sans accès à Internet, on ne serait pas capables de faire ça. >>

Un programme fédéral dans la bonne direction

En 2017-2018, le gouvernement fédéral avait annoncé un budget de 13,2 millions de dollars sur cinq ans pour aider les familles canadiennes dans les situations financières les plus précaires à obtenir un service Internet, pour 10 $ par mois, grâce au programme Familles branchées.

Pour le moment, seulement quelques fournisseurs participent à ce programme, tels que Rogers ou Vidéotron.

ACORN appelle donc le gouvernement fédéral à faire en sorte que tous les fournisseurs de services Internet soient obligés de proposer des forfaits abordables aux moins bien nantis.

<< À mesure que les services essentiels deviennent numériques, il est vital que les citoyens à faibles et moyens revenus ne soient pas laissés pour compte >>, est-il écrit dans le rapport.


Marguerite Gallorini pour Radio-Canada